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Archives de Tag: statistiques

Seeing double

Que vous alliez au Rupp Arena (salle de basketball, de concert) ou à la bibliothèque, vous avez une grande chance de voir double. De Aaron et Andrew Harrison, joueurs de l’équipe universitaire de basket numéro 1 aux US, à Evelyn et Elizabeth Mekas, il y a 113 paires de jumeaux sur le campus de l’University of Kentucky.

De quoi réaliser un petit reportage pour Today News (une sorte de Télématin).

Depuis 1980, le nombre de naissances gémellaires a augmenté de 76 %, d’après le professeur de statistiques Bill Friffith. Une augmentation due au recours accru aux traitements pour la fertilité et à la fécondation in vitro.

 
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Publié par le 18 février 2015 dans Actu / News

 

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Child care and Housewives

Maintenant que vous savez tout sur le congé maternité/paternité aux États-Unis (cf. Maternity Leave), vous vous demandez sans doute ce qui arrive après.

Une fois de retour au travail, il vous faut trouver un child care ou day care (deux dénominations, même principe) pour garder bébé. Pour cela, Internet est plein de ressources (Google ou www.care.com) et le bouche-à-oreille fonctionne toujours.

child care blocksAprès avoir sélectionner les child cares qui vous intéressent (localisation, politique, horaires, tarifs…), il vous suffit de prendre rendez-vous avec le directeur et avoir une visite des locaux. Puis, si le centre vous plaît toujours, vous pouvez remplir un dossier de candidature (avec le chèque qui va avec) afin de figurer sur la waiting list (liste d’attente). Vous l’aurez compris, mieux vaut s’y prendre à l’avance. Pour ma part, j’avais commencé les démarches au début de mon deuxième trimestre de grossesse et n’hésitais pas a mettre « Baby » en prénom sur les formulaires (il me faut une place !).

Car c’est bien là le problème : les child cares ne sont pas très nombreux et coûtent très chers. Il faut payer votre centre chaque semaine (entre 170 et 230$ pour un bébé à temps plein), même si vous n’y mettez pas votre enfant (vacances, maladie…) sous peine de perdre votre spot (place). Par ailleurs, vous devez tout procurer : couches, biberons, lait…

Si vous êtes chrétien, vous pouvez aussi vous rapprocher d’une église. La plupart ont leur propre système de garde d’enfants qui est un peu plus économique. Mais à vous de voir si vous êtes prêt à consacrer une bonne partie de votre temps libre à une communauté religieuse (messe tous les dimanches, activités de groupe…).

À noter que les child cares accueillent les enfants de 6 semaines à 12 ans. De 6 semaines à 5-6 ans, les enfants peuvent y rester à temps plein ou à mi-temps. Au delà, c’est-a-dire au moment de rentrer au primaire, les enfants ne sont accueillis qu’en fin de journée (l’école se finissant vers 15h-16h).

Mais alors pourquoi est-ce si difficile et cher de mettre son enfant au child care ?

La première raison est d’ordre « fonctionnel ». Aux USA, il n’existe pas de système public de garde comme on peut en trouver en France (crèche, halte-garderie…) et les maternelles ne sont pas légions (l’école ne commence qu’en 1st grade, l’équivalent du CP), laissant ainsi le champ libre aux sociétés privées et à quelques organismes à but non lucratif (quoique). On découvre alors un marche juteux que certains appellent child care industry.

D’apres IBISWorld.com, les 832 782 établissements de garde d’enfants (1 678 808 employés) vont créer un chiffre d’affaires de 47 milliards de dollars en 2012, soit une progression annuelle de 2,3%. Ce marché fleurissant (l’offre est inférieur à la demande) est une aubaine pour les investisseurs. De plus, les capitaux pour la création d’un child care sont assez faibles et les principaux frais ne concernent que les salaires qui sont relativement bas (moyenne de 13 353$ par an).

retro-housewifeLa deuxième raison est culturelle. Dans ce pays conservateur, on apprécie grandement que madame reste a la maison pour prendre soin des chères têtes blondes. D’ailleurs de nombreux livres sont sortis pour faire l’éloge de ce « choix » (j’ai vu sur un forum une femme se faire insulter car elle cherchait des information sur les child cares dans sa ville).

Un des plus grands bouleversements du marché du travail des pays développés a été la participation croissante des femmes, qui s’est envolée à partir des années 1970. Mais depuis quelques années, leur taux d’activité stagne aux USA autour de 60 %. En 2009, 59,2 % des Américaines de 16 ans et plus étaient actives.

Par ailleurs, le US Bureau of Labor Statistics s’est étonné de constater que le taux d’activité des mères ayant un enfant de moins d’un an était passée de 59 % en 1997 à 53 % en 2002, et a noté que cette différence concernait essentiellement des femmes blanches, de plus de 30 ans et très qualifiées.

À titre de comparaison, 66 % des Francaises de 15 à 64 ans sont actives en 2009. Et les mères de jeunes enfants travaillent aussi plus qu’auparavant : 78 % des mères avec au moins un enfant de moins de trois ans sont actives, contre 43 % en 1975 (chiffres Insee).

Par ailleurs, selon une étude de l’institut américain Salary.com, une housewife (femme au foyer), toucherait un salaire de plus de 100 000 euros (138 095 dollars) annuel si son travail était rémunéré… L’enquête qui a été menée en 2007 auprès de 40 000 mères a permis de calculer qu’elles travaillaient en moyenne 92 heures par semaine. L’institut estime également qu’une housewife exerce l’équivalent de dix métiers : femme de ménage, aide maternelle, cuisinière, technicienne en équipement ménager, en bâtiment et en ordinateur, concierge, conductrice, psychologue et responsable de PME.

 
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Publié par le 6 décembre 2012 dans Famille, Formalités, US culture

 

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Jeans 4 Justice

Vendredi 25 avril était la journée Jeans 4 Justice (J4J). Cet événement est inspiré d’un cas de 1999, dans lequel la Haute cour de justice italienne a annulé une condamnation pour viol parce que la victime portait un jean. Le tribunal a conclu qu’il « est de notoriété publique que les jeans… ne peuvent être partiellement enlevés sans l’aide de la personne qui les porte… et ceci est même impossible si la victime se défend de toutes ses forces. »

Bouleversée par l’idée qu’un jean, faisant partie de la base d’une garde-robe féminine ou pas, pouvait conduire à une telle décision, J4J a été fondée pour sensibiliser le public au viol. L’organisation utilise le jean comme symbole et combat également les autres mythes sur le viol, comme « elle l’a cherché car elle portait des vêtements sexy. »

Ainsi, chaque année une journée spéciale est organisée. On porte un jean pour signifier son soutien, on organise des marches et séminaires, on customise un vieux jean pour délivrer des messages, on court le marathon de l’organisation, on intervient dans les lycées… La mobilisation est à son apogée.

Et le choix du vendredi n’est pas anodin, puisque dans de nombreuses entreprises américaines, ce jour est le seul où l’on est autorisé à porter un jean. Malin ! D’ailleurs, j’avais une réunion et mon directeur nous a remis des badges « Why denim? Jeans for Justice« .

Quelques statistiques concernant les USA

  • Une personne est agressée sexuellement toute les 2 minutes.
  • En 2003, 9 victimes sur 10 étaient des femmes. 1 Américaine sur 6 (soit 17,7 millions de femmes) a été victime d’un viol ou d’une tentative de viol. Alors que 80% des victimes sont blanches, les minorités sont davantage susceptibles d’être attaquées. En effet, le risque d’agression est de 17,7% pour une blanche, 18,8% pour une noire, 6,8% pour une asiatique des îles du Pacifique, 34,1% pour une amérindienne/alaskienne, et 24,4% pour une métisse.
  • En 2003, 1 victime sur 10 était un homme. 1 Américain sur 33 (soit 2,78 millions d’hommes) a été victime d’un viol ou d’une tentative de viol.
  • 15% des personnes agressées sexuellement ont moins de 12 ans. 29% ont entre 12 et 17 ans. Les 12-34 ans présentent le risque le plus élevé.
  • Les filles âgées entre 16 et 19 ans ont 4 fois plus de risques d’être agressées par rapport à la population générale.
  • 73% des viols sont commis par une personne connue de la victime : 38% par une connaissance ou un copain, 28% par un ami proche, 7% par un membre de la famille.
  • Plus de 50% des agressions sexuelles sont commises au domicile de la personne ou dans un rayon de 1,5 km.
  • 43% des viols ont lieu entre 18h et minuit. 24% entre minuit et 6h. 33% entre 6h et 18h.
 
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Publié par le 23 avril 2012 dans Évènement, Divers

 

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