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Archives de Catégorie: Livre

Le rêve américain est mort !

Triste Amérique« On croit connaître l’Amérique, elle nous est si familière à travers le cinéma, les séries télévisées, ses grands hommes comme Obama… Souvent on s’arrête à cette vision superficielle du pays. Mais il est beaucoup plus compliqué que cela. Bien différent de nos fantasmes. C’est ce que j’ai découvert pendant ces cinq années passées à parcourir le pays. Il y a une autre Amérique. Faites d’inégalités et de violence, de tensions raciales et d’impossibilité à vivre ensemble… »

Ces quelques lignes de Michel Floquet, grand reporter et correspondant aux États-Unis pour TF1, illustrent parfaitement le constat que nous avions fait en nous installant aux US. Bien que baignant dans une culture occidentale américanisée, rien ne nous prépare à y vivre comme les Américains eux-mêmes.

Il vient d’ailleurs de publier Triste Amérique, un livre qui permet de découvrir une Amérique dont on nous parle jamais. Les États-Unis sont le pays où il y a le plus de crimes par arme à feu, le plus d’incarcérations, le plus de pauvres, le plus de minorités méprisées, le plus de religiosité étouffante… Jamais la fracture sociale n’a été aussi évidente, et elle s’aggrave de jour en jour. Du coup, surgissent des politiciens comme Ted Cruz, Sarah Palin, Donald Trump, qui incarnent ce qu’il y a de pire dans l’American Way of Life.

 
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Publié par le 23 mai 2016 dans Livre, US culture

 

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Mommy porn

Fifty Shades of Grey : cela vous dit-il quelque chose ? C’est le dernier best-seller aux États-Unis. Ce livre érotique de la Britannique E.L. James, écoulé à plus de 32 millions d’exemplaires depuis sa sortie en mai 2011 (40 millions au niveau mondial), est l’initiateur du phénomène Mummy Porn.

De son vrai nom Erika Leonard, elle avait d’abord écrit Cinquante nuances de Grey comme une fanfiction de la série Twilight, avant de la réécrire et de la proposer sur son site Internet, puis de la confier à une petite maison d’édition en ligne australienne. Grâce à son format électronique, facile à acheter et à dévorer en toute discrétion (pas besoin de passer en caisse ou de cacher le roman au fond du placard), le livre a trouvé rapidement son lectorat : les mamans.

N’en déplaise à l’image puritaine des États-Unis, les Américaines ont dévoré les aventures du très beau, très riche et très dominant Christian Grey, qui aime fesser et attacher sa jeune amante Ana Steele. À New York, des femmes lisent dans les bus et le métro, et les trois tomes de la trilogie s’affichent sans complexe dans le rayon best-sellers des librairies.

D’autres romances érotiques destinées aux femmes (comme Bared to you, Dévoile-moi, de Sylvia Day), ont rejoint Fifty Shades, d’où l’appellation marketing de Mommy porn (porno pour mamans), et un film est en préparation à Hollywood. E. L. James, qui n’avait auparavant jamais écrit de livre, est devenue millionnaire.

Fifty Shades of Grey est sorti en France hier aux éditions JC Lattès. Le phénomène va-t-il s’emparer de l’hexagone et vous faire frissonner aussi ?

 
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Publié par le 18 octobre 2012 dans Évènement, Livre, US culture

 

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Common Reading Experience

Pour la quatrième année consécutive, l’University of Kentucky participe à la Common Reading Experience (CRE). Ce programme de lecture d’été, coordonné par le Student Affairs et d’autres campus, vise à engager la communauté universitaire dans une démarche intellectuelle commune.

Ainsi, un livre est sélectionné chaque printemps par un comité mixte. Il est ensuite remis gratuitement aux nouveaux étudiants et à certains enseignants et membres de l’université (j’ai eu cette chance, mais chacun est libre de se procurer le livre). Courant septembre, plusieurs groupes de discussions se tiennent, permettant aux lecteurs de parler du livre et d’échanger les points de vue, avant la rencontre avec l’auteur lors d’une lecture (conférence). Enfin, lors des mois suivants, des événements en corrélation avec le thème du livre sont organisés.

Pour l’année universitaire 2012-2013, le devoir de vacances portait sur The Unforgiving Minute: A Soldier’s Education de Craig Mullaney.

Ce livre autobiographie relate le parcours singulière d’un soldat. Du bizutage de West Point, en passant par l’exigence de la Ranger School dans les marais et les montagnes, puis par les débats au pub et une romance à Oxford, on découvre le chemin sinueux et unique qui mène Mullaney en Afghanistan. Mais malgré toute sa préparation, la question demeure : lorsque l’appel est lancé pour conduire son peloton dans la bataille, est-il vraiment prêt ?

C’est un récit fascinant qui nous transporte dans les lieux les plus prestigieux de l’apprentissage militaire américain, puis dans un combat brutal avec Al-Qaïda. Mais c’est avant tout, l’histoire d’un jeune soldat qui doit aussi devenir un homme.

 
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Publié par le 8 octobre 2012 dans Évènement, Livre, US culture

 

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80 ans d’histoire franco-américaine en dessin

Le monde entier connaît The New Yorker, qui est, comme chacun sait, le magazine culte des intellectuels américains. Cet hebdomadaire doit une partie de son succès à ses nombreux cartoons, près de 70 000 depuis sa création en 1925, un moyen original de retracer 80 années d’histoire et de relations franco-américaines très variées.

Jean-Loup Chiflet, auteur d’une cinquantaine de livres d’humour sur les langues dont le fameux Sky my Husband! (Ciel mon Mari !), a réussi ce pari en rassemblant, traduisant et commentant 300 dessins publiés dans The New Yorker entre 1925 et 2006. Dans cet ouvrage, il explore ces relations d’amour et de désamour en trois parties chronologiques aux titres évocateurs : « French Kiss » (1925-1939), « La Fayette nous revoilà ! » (1940-1966) et « Je t’aime moi non plus » (1967-2006).

Une histoire très subjective où les ego et les travers nationaux sont renvoyés dos à dos, pour le plus grand plaisir du lecteur.

Le couteau de l’armée française

 
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Publié par le 21 mai 2012 dans Livre

 

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Les parents français sont-ils les meilleurs ?

C’est en tout cas ce que pense Pamela Druckerman, auteure de Bringing up bébé (Élever bébé), paru la semaine dernière aux États-Unis. Un livre qui fait déjà beaucoup de bruit.

Pamela Druckerman raconte son initiation à l’éducation à la française comme un roman autobiographique. C’est l’histoire d’une journaliste célibataire entièrement dévouée à son métier qui se fait brutalement licencier, épouse un Britannique et quitte Manhattan pour le suivre à Paris. De sa grossesse aux 6 ans de sa fille aînée, en passant par la naissance de ses jumeaux et la crise de son couple qui en découle, Pamela Druckerman décrit son long parcours de mère et de femme, en immersion complète.

La grossesse, l’allaitement, la nourriture, l’autorité, les relations sexuelles des parents, le système des crèches et des maternelles… tout est passé au crible. Et la conclusion est sévère pour ses compatriotes : nous nous en sortons bien mieux. Les petits Français font leurs nuits à deux mois et demi (un an aux USA), mangent de tout et à des heures régulières, sont polis (bonjour, s’il-te-plaît, merci, au revoir), grâce à des mamans patientes et toujours minces. Pamela Druckerman tente d’expliquer son constat par un bon sens naturel chez les Françaises d’aujourd’hui, et revient sur les origines de notre mode de pensée parentale à travers Jean-Jacques Rousseau ou encore Françoise Dolto. Une vision un peu trop idyllique ?

En tout cas, les parents américains, déjà interpellés par un livre sur l’éducation stricte d’une Tiger Mom (de Amy Chua), réagissent depuis de plusieurs façons, d’autant que ce modèle de rêve est perçu comme une critique de l’éducation américaine de la part d’un pays considéré comme snob. « Je crois qu’on peut apprendre de chaque culture concernant l’éducation », affirme, conciliante, Sarah Maizes, créatrice du site spécialisé http://www.mommyliteonline.com. D’autres sont sarcastiques: « Nos gamins, une fois grands, les sortiront probablement d’une autre guerre ! », s’exclame John Rice dans un blog du Wall Street Journal, alors que Avner Mandelman demande pourquoi les Français « n’ont-ils pas plus de prix Nobel ? » Pour Dolores DiBiase, s’exprimant dans un blog du Huffington Post, « on pourrait apprendre pas mal des Français » en matière de services sociaux.

Pour approfondir le sujet, je vous propose de lire l’interview de Nathalie Monsaint-Baudry, essayiste française naturalisée américaine, auteure de Française et Américaine, l’interculturalité vécue.

 
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Publié par le 13 février 2012 dans Livre, US culture

 

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