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Welcome Brothers and Sisters!

21 Août

La semaine dernière nous étions en plein rush, à savoir, la période de recrutement des Greek Houses. Étant en contact direct avec les étudiantes, j’ai eu la chance de me faire expliquer ce phénomène étrange, voire fantasmé, pour nous autres Français.

Sur chaque campus américain, on retrouve un certain nombre de confréries universitaires (fraternity pour les garçons, et sorority pour les filles) rassemblées dans ce que l’on appelle le Greek System. Pourquoi grec ? Et bien vous avez sans doute remarqué que la très grande majorité des fraternités ont pour nom deux ou trois lettres grecques. Ces dernières représentent souvent les initiales d’une devise grecque ou latine.

Les fraternités/sororités, sont des organisations fraternelles et sociales ouvertes qu’aux undergraduates (étudiants du premier cycle) -sauf exception de certaines confréries « ethniques » (African American, Latinos…)- qui organisent la vie de leurs membres actifs autour de plusieurs éléments :

  • Les liens entre frères et sœurs. Il s’agit de la principale raison pour laquelle les étudiants désirent entrer dans une fraternité/sororité. Ces liens donnent un sentiment d’appartenance, de camaraderie, de support et de travail d’équipe. D’ailleurs, les étudiants appartenant à une confrérie auraient 10% de chance supplémentaires de réussir leurs études.
  • La philanthropie. L’un des aspects important de la vie grecque est de rendre service à la communauté. Chaque fraternité/sororité défend une ou plusieurs causes, et doit trouver des façons originales et efficaces d’aider la communauté dans laquelle elle se trouve. D’après une étude 7 millions de dollars sont récoltés tous les ans par les confréries.
  • Les activités. Le calendrier social des fraternités/sororités est bien rempli. Cela inclut des soirées entre frères/sœurs, des fêtes à thèmes, des débats, des visites, l’organisation de charity events
  • Une expérience utile pour la vie. Après avoir quitté l’université, les obligations vis-à-vis de la fraternité/sororité ne sont plus aussi importantes. Cependant, les liens bâtis sont durables et parfois utiles dans la sphère socio-professionnelle .

Vous le conviendrez, nous sommes loin de l’image populaire relayée par les séries TV ou les films, dans lesquels la vie des confréries se limite à bizutage idiot, élitisme, fête, alcool et sexe. Cependant, cela peut aussi être vrai dans certaines fraternités d’écoles prestigieuses ou organisations secrètes (ex : Skulls).

Alors comment rejoindre une sororité (sujet que j’ai pu approfondir) ? Bien que le processus d’adhésion varie d’une organisation à une autre, le rush est l’événement commun qui permet un maximum de rencontres entre les candidates et les actives. Dans un premier temps, l’étudiante intéressée prend contact avec la/les sororité(s) et peut devoir remplir un formulaire. À partir du moment où elle reçoit un e-mail de confirmation de la part de la responsable du recrutement, l’étudiante devient une candidate. La responsable du recrutement se charge ensuite de communiquer aux candidates les horaires des différentes activités organisées dans le but de connaître ces dernières. À la suite des diverses rencontres, les actives se réunissent pour choisir qui sera admise (les critères de sélection pouvant porter sur le caractère personnel, la motivation, les notes, la beauté…). À l’University of Kentucky, la réponse est donnée lors d’un grand rassemblement où toutes les candidates sont sur leur 31 et vêtues de blanc.

Les étudiantes retenues intègrent la sororité en temps que pledge (bizut), cela signifie qu’on leur accorde un certain temps pour faire leurs preuves (genre de période d’essai). Attention, on ne parle pas de bizutage, qui est comme en France interdit, mais de rituels. Ces derniers, qui ne doivent pas être dégradants, ont un rôle important à jouer car ils permettent de consolider les liens entre les membres et de créer une unité. C’est pourquoi la plupart de ceux-ci sont secrets.

Autre fausse image, on peut très bien être membre d’une sororité et ne pas vivre dans le bâtiment de la dite sororité. De fait (et cela est souvent lié à un manque de place), de nombreuses actives vivent dans des résidences universitaires ou en colocation.

Une fois acceptée, l’étudiante devenue candidate, devenue pledge, devenue active, doit payer une cotisation. Les Greek Houses ont la réputation d’avoir des frais d’adhésion élevés et donc d’être élitistes, mais en réalité, les frais varient beaucoup selon les différentes sororités (200-500$ par semestre est une moyenne assez répandue). Ainsi, aux USA ont dénombre 123 fraternités pour un total de 9 millions de membres, et plus de 20% des étudiants du campus de Lexington sont dans une fraternité/sororité.

Alors, tentés par la Greek Life ?

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1 commentaire

Publié par le 21 août 2012 dans US culture

 

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Une réponse à “Welcome Brothers and Sisters!

  1. Thérèse

    22 août 2012 at 03:47

    merci d’avoir lever mes a priori très certainement le fait des séries américaines. Je demeure surprise par le coût élevé des droits d’entrée .

     

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