Elvis Presley était peut-être le king en matière de musique, mais en cuisine c’était une toute autre histoire. Sachez que ses goûts culinaires ont donné naissance à un sandwich très particulier : le Elvis Sandwich, ou The Elvis.
Une recette très rock’n roll facile à préparer :
Toaster 2 tranches de pain.
Étaler du beurre de cacahouète sur chaque tranche.
Sur l’une des tranches, ajouter des lamelles de banane.
Sur l’autre tranche, déposer du bacon bien frit.
Fermer le tout et déguster.
Les fins gourmets peuvent également ajouter du miel, ou faire cuire le pain dans une poêle beurrée.
Je comprends mieux pourquoi il était bouffi vers la fin…
Selon un proverbe local, “En Louisiane il y a plus de festivals que de jours dans l’année.” Et l’événement le plus marquant n’est autre que le Mardi Gras, fête d’origine française dont les festivités débutent le 6 janvier (jour de l’Épiphanie) et durent jusqu’au jour de Mardi Gras (21 février cette année).
À La Nouvelle-Orléans, les principaux Krewe (groupes de personnes qui vont organiser les parades, les bals…) mettent en scène de fabuleux défilés sur Saint Charles Avenue, Canal Street et dans le Quartier Français. Chars bariolés, défilés costumés, fanfares, orchestres et parades de chiens se succèdent dans les rues en lançant à la foule des colliers de perles, des bonbons et des doubloons (pièces d’or). Et il y a aussi le fameux marché aux masques qui se déroule au French Market (Dutch Alley).
Le jour de Mardi Gras, marque l’apogée de l’événement. Tous les commerces sont fermés (à l’exception des bars et restaurants), tandis que les parades démarrent dès 8h du matin et ne s’arrêtent qu’à minuit, heure du début du Carême (période de jeûne).
Les autres villes de la Louisiane, comme Bâton Rouge, Lafayette et Shreveport fêtent aussi Mardi Gras. La ville de Houma en Pays Cajun, accueille le deuxième plus grand festival. Au programme : de nombreuses parades à thème dont la célèbre parade Krewe of Houmas en hommage aux Indiens Houmas, des concerts, et des dégustations de spécialités cajuns.
Si vous n’avez pas la chance de vous rendre en Louisiane à cette période, visitez le Mardi Gras World, un entrepôt géant qui expose les chars de Mardi Gras de la prochaine édition et des éditions passées. C’est un endroit unique pour connaître l’histoire du carnaval et voir les artisans réaliser les chars toute l’année.
Histoire du Mardi Gras à la Nouvelle Orléans
1730 – La fête du Mardi Gras de La Nouvelle-Orléans était déjà commémorée comme la fête religieuse marquant le début du Carême mais sans parade.
1740 – Le gouverneur français de Louisiane, le marquis de Vaudreuil, instaure l’organisation de bals pour la haute société.
1833 – Un riche planteur français Bernard Xavier de Marigny de Mandeville regroupe les fonds nécessaires afin de rendre cette célébration festive officielle.
1837 – Évocation dans les journaux locaux de processions avec attelages et personnages masqués.
1871 – Création de la première Krewe.
1872 – Le Roi du carnaval est inventé par des commerçants et les couleurs officielles, violet, vert et or voient aussi le jour.
1875 – Le jour de Mardi Gras devient un jour férié officiel.
Une fois de plus, ce lundi est un jour férié. Happy Washington’s Day! Le troisième lundi de février honore la mémoire de Georges Washington, l’un des pères fondateurs des États-Unis et premier président américains, né le 22 février 1732. Cependant, cette fête est également consacrée à la commémoration de tous les anciens présidents américains (je vous laisse la possibilité d’en oublier certains), d’où le fait qu’elle soit mieux connue sous le nom de Presidents Day ou President’s Day.
Pour l’occasion, de nombreux événements se tiennent un peu partout et les objets à l’effigie des présidents se vendent comme des petits pains. Et comme pour toutes les fêtes américaines, les magasins sont en soldes. De quoi bien occuper son week-end.
En plus d’avoir son jour férié, Georges Washington a vu son nom donné à la capitale des USA, à un État du nord-est de l’Union, ainsi qu’à de nombreux sites et monuments. Et son portrait figure depuis 1932 sur les quarters (pièce de 25 cents) et sur le billet d’un dollar.
Pour tester vos connaissances sur les présidents américains (du moins ceux du XXe siècle), je vous propose ce petit jeu.
Aux Américains un peu déroutés par le système politique français, très différent du leur, CNN a décidé de donner un petit cours d’explication. Dixit les graphiques ou interventions d’experts, et bienvenue à la cuisine politique. Ainsi, le correspondant de CNN à Paris, Jim Bittermann, se met aux fourneaux pour expliquer les élections présidentielles françaises. Il a choisi de comparer notre scrutin à une quiche. Soit une tarte salée dans laquelle, avec les œufs et la crème, on peut ajouter autant d’ingrédients qu’on le souhaite… ou autant de candidats.
Pas d’inquiétude, pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais, je vous ai traduit la vidéo plus bas.
Donc vous voulez comprendre la façon dont ils élisent leur président an France. Et bien le moyen le plus simple est de prendre une leçon de cuisine avec votre chef Jim. Pour réellement entrer dans les élections présidentielles françaises, vous devez préparer deux exemplaires de ce classique culinaire : la quiche. Chacune d’elle représente un des deux tours de l’élection.
La première concerne le tour du 22 avril. Dedans, vous devez ajouter des œufs, de la crème fraîche, du sel et du poivre. Puis dans ce premier tour il y a une dizaine de candidats, d’ingrédients à mettre dans la quiche. Par exemple, les oignions devraient représenter le président sortant Nicolas Sarkozy, car tout le monde dit que son plan d’austérité donne envie de pleurer. Il y a les lardons, qui représentent sans doute le mieux l’opposant socialiste de Nicolas Sarkozy : François Hollande, qui préfère engraisser les programmes sociaux et les fonctionnaires. N’oubliez pas d’ajouter du fromage râpé, qui représente le candidat du milieu : François Bayrou, qui veut sortir du clivage classique. Et si vous voulez relever le tout, ajoutez un ou deux piments, qui représentent Marine Lepen, la candidate d’extrême droite. Elle va littéralement épicer ce scrutin. Mais ce n’est pas tout. Il y a encore dix candidats/ingrédients, qui représentent tous les goûts politiques que vous pouvez imaginer.
Et la décision de qui va aller dans la pâte et de qui n’y va pas, dépend des maires et autres élus officiels. Chaque candidat devant obtenir 500 signatures de soutien de ces personnes pour entrer dans la première quiche. Certains disent qu’ils ont des difficultés à obtenir ces signatures, comme pour Marine Lepen, car cette candidate d’extrême droite est trop épicée pour l’appétit de nombreux politiciens.
Donc comme je le disais, cette première quiche va au four le 22 avril, et les électeurs ont toute la journée pour décider quel est leur ingrédient préféré. Un cliché veut que les Français votent avec leur cœur pour la première quiche, et avec leur tête pour la seconde. Dans tous les cas, c’est seulement quand cette première quiche sera bien cuite, que l’on saura quels ingrédients sont remontés à la surface et iront dans la deuxième quiche.
Pour le moment, les sondages indiquent que les Français préfèrent les oignions et les lardons, suivis de près par le piment. Et le fromage est assez populaire auprès de ceux qui sont fatigués des oignions et des lardons, ou inquiets par les effets du piment sur leur estomac le lendemain. Disons seulement que l’oignon et le lardon sont les deux ingrédients qui arriveront en tête de la première quiche. Ce qui signifie que la deuxième quiche aura Nicolas Sarkozy et François Hollande dans le four le 6 mai. Et nous aurons un vrai goût de ce à quoi ressemble les élections présidentielles françaises.
J’espère que vous n’avez pas oublié hier cette merveilleuse fête (qui n’a absolument rien de commercial) qu’est la Saint Valentin. Si en France le 14 février est la fête des amoureux, le concept américain est bien plus large (pour le plus grand bonheur des célibataires).
En effet, le Valentine’s Day célèbre l’amour et l’amitié. Il est donc tout à fait normal d’envoyer une carte à ses grands-parents, d’offrir des chocolats à ses collègues, ou de demander en mariage l’être aimée. Durant une semaine, nous avons ainsi baigné dans le rouge et les cœurs… de quoi faire une overdose de bons sentiments.
En revanche, je salue l’initiative de l’University of Kentucky, qui profite de l’occasion et des résultats d’une récente étude (un tiers des étudiants américains sont vierges, 64% des étudiants UK n’ont jamais fait de dépistage) pour organiser une Safer Sex Week (semaine du sexe plus sûr). Distributions de condoms (préservatifs), dépistage gratuit du VIH et de la syphilis (résultat en 20 minutes pour le premier, en 5 jours pour l’autre), conférences sur les relations amoureuses ou la pornographie… tout un programme pour éviter les IST (infections sexuellement transmissibles) et les grossesses non désirées.
C’est en tout cas ce que pense Pamela Druckerman, auteure de Bringing up bébé (Élever bébé), paru la semaine dernière aux États-Unis. Un livre qui fait déjà beaucoup de bruit.
Pamela Druckerman raconte son initiation à l’éducation à la française comme un roman autobiographique. C’est l’histoire d’une journaliste célibataire entièrement dévouée à son métier qui se fait brutalement licencier, épouse un Britannique et quitte Manhattan pour le suivre à Paris. De sa grossesse aux 6 ans de sa fille aînée, en passant par la naissance de ses jumeaux et la crise de son couple qui en découle, Pamela Druckerman décrit son long parcours de mère et de femme, en immersion complète.
La grossesse, l’allaitement, la nourriture, l’autorité, les relations sexuelles des parents, le système des crèches et des maternelles… tout est passé au crible. Et la conclusion est sévère pour ses compatriotes : nous nous en sortons bien mieux. Les petits Français font leurs nuits à deux mois et demi (un an aux USA), mangent de tout et à des heures régulières, sont polis (bonjour, s’il-te-plaît, merci, au revoir), grâce à des mamans patientes et toujours minces. Pamela Druckerman tente d’expliquer son constat par un bon sens naturel chez les Françaises d’aujourd’hui, et revient sur les origines de notre mode de pensée parentale à travers Jean-Jacques Rousseau ou encore Françoise Dolto. Une vision un peu trop idyllique ?
En tout cas, les parents américains, déjà interpellés par un livre sur l’éducation stricte d’une Tiger Mom (de Amy Chua), réagissent depuis de plusieurs façons, d’autant que ce modèle de rêve est perçu comme une critique de l’éducation américaine de la part d’un pays considéré comme snob. “Je crois qu’on peut apprendre de chaque culture concernant l’éducation”, affirme, conciliante, Sarah Maizes, créatrice du site spécialisé www.mommyliteonline.com. D’autres sont sarcastiques: “Nos gamins, une fois grands, les sortiront probablement d’une autre guerre !”, s’exclame John Rice dans un blog du Wall Street Journal, alors que Avner Mandelman demande pourquoi les Français “n’ont-ils pas plus de prix Nobel ?” Pour Dolores DiBiase, s’exprimant dans un blog du Huffington Post, “on pourrait apprendre pas mal des Français” en matière de services sociaux.
Pour approfondir le sujet, je vous propose de lire l’interview de Nathalie Monsaint-Baudry, essayiste française naturalisée américaine, auteure de Française et Américaine, l’interculturalité vécue.
Février est un mois un peu particulier : il célèbre la mémoire des personnes et des actions qui ont combattu l’esclavage. Le Black History Month est l’occasion de rappeler l’ensemble des contributions des noirs américains dans tous les domaines (politique, social, culturel, scientifique…).
L’origine de cette célébration remonte à 1926, lorsque l’historien Carter G. Woodson décrète que la seconde semaine de février sera la Negro History Week. Son choix n’est pas anodin, puisque cette semaine marque la naissance de deux personnalités qui ont grandement influencé la vie des African Americans : Abraham Lincoln (nul besoin de vous le présenter) et Frederick Douglass (un esclave abolitionniste). Woodson a également fondé l’Associationfor the Study of Negro Life an History, devenue par la suite l’Association for the Study of African American life and History (plus politiquement correct), qui a permis d’approfondir les recherches historiques sur les esclaves et les ouvriers noirs américains.
Durant tout le mois, de nombreux événements ont lieu : expositions, concerts, projections de films ou documentaires, discussions et séminaires… Cependant, le Black History Month ne plaît pas à tout le monde. Morgan Freeman fait partie de ces mécontents : “Je ne veux pas d’un mois de l’histoire des Noirs. L’histoire des Noirs, c’est l’histoire américaine.” Il pense en effet, que le racisme perdurera tant que les gens s’identifieront à la couleur de leur peau.
À quelle personnalité noire américaine pensez-vous ? Et vous pouvez éviter les doublons, il y en a quelques unes.
Le week-end dernier se déroulait le Super Bowl XLVI. Le Super Bowl est la grande finale du championnat de football américain. Les deux meilleurs équipes, chacune victorieuse dans sa conférence (AFC ou NFC), s’affrontent dans un match sans pitié. Pour cette 46e édition, les New England Patriots (AFC), équipe originaire de la région de Boston (Massachusetts), affrontait les New York Giants (NFC). Le match se déroulait au Lucas Oil Stadium (63 000 places) d’Indiannapolis, ce dimanche 5 février 2012. Pour assister au match, rien de plus facile : les premiers prix étaient à 2 500 $, puis sont descendus à 1500 $ le jour même. Pour une place dans une suite, comptez sur la modique somme de 295 000 $.
Un grand moment à l’américaine. Tout le monde se proscrit devant sa télé afin de partager le match, mais surtout les publicités uniques diffusées à cette occasion. Il appartient ensuite aux spectateurs d’élire la meilleure pub du Super Bowl. Quelques morceaux choisis pour vous ici, ici, ici (ou encore celle-ci pour les messieurs). Oui, beaucoup de pubs pour les voitures cette année apparemment. D’après le Guardian, la finale a attiré près de 111 millions de téléspectateurs cette année. Au supermarché, une semaine à l’avance tout était disponible pour passer une bonne soirée. Des kit “bouffe-rapide-snaks”, des décorations aux couleurs des équipes et bien sûr les couverts jetables aux mêmes couleurs.
Comme d’habitude, la mi-temps accueille un show hors du commun avec de grandes stars comme U2 (2002), Les stones (2006) ou les Who (2010) (voir la liste ici). Cette année, le spectacle était assuré par Madonna, accompagnée d’autres stars américaines et des artistes du Cirque du soleil. Pour être honnête, la diva s’est un peu ridiculisée, et heureusement, les jeux de lumières cachaient sa prestation.
Alors ? Me direz-vous. Et nous dans tout ça ? Invités chez de bons amis, nous avons eu l’opportunité d’assister à tout cet évènement. Un seul mot suffirait pour décrire cette soirée : GEANT. Géant comme la taille de la télé ou celle de la pizza (18″ = 46 cm). Géant comme les fous rires devant les pubs ou la prestation de Madonna. Giant comme la victoire de New-York, 21 à 17, après un match très serré et passionnant (non mais comment peut-on marquer des points assis dans une finale…). Géant comme ma déception en voyant l’équipe que je supportais perdre ce Super Bowl. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine à la Nouvelle Orléans …
Nul besoin de vous présenter TV5 Monde, cette chaîne internationale francophone qui diffuse des émissions en français 24 heures sur 24 dans 200 pays du monde. Et bien depuis une dizaine de jours, les États-Unis ont une nouvelle chaîne à destination des enfants totalement en français : Tivi5Monde.
TV5 Monde s’est associée au câblo-opérateur Dish Network (leader du câble avec plus de 200 chaînes en 29 langues) afin de diffuser cette première chaîne du genre. Tivi5Monde propose des dessins animés, des programmes éducatifs et des films pour les jeunes, voire les adolescents. En plus de satisfaire la communauté française vivant aux USA, la direction générale de TV5 monde espère aussi attirer les jeunes Américains francophones et francophiles, en promouvant la culture et la langue française.
Seul hic, l’abonnement aux deux chaînes coûte 19,99 dollars par mois…
Hier, alors que la France mangeait des crêpes pour la Chandeleur, les États-Unis et le Canada célébraient le Groundhog Day (jour de la marmotte). Selon la tradition, ce jour-là, on doit observer l’entrée du terrier d’une marmotte. S’il fait nuageux lorsqu’elle sort, l’hiver finira bientôt. Par contre, si elle voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l’hiver continuera pendant six semaines supplémentaires.
Certaines petites villes ont tourné la popularité de cette légende en un festival, permettant ainsi d’attirer l’attention médiatique et de booster le tourisme dans la région. L’une des marmottes les plus connues est Phil de Punxsutawney (Pennsylvanie), qui doit sa notoriété au film Groundhog Day (Un jour sans fin, avec Bill Murray et Andie MacDowell) sorti en 1993.
Dans un autre registre, toutes les personnes sont invitées à porter du rouge aujourd’hui. La raison ? Montrer son soutien à la campagne de prévention des maladies du cœur. Il faut savoir que les crises cardiaques sont la première cause de mortalité des Américaines.
La American Heart Association est à l’origine de ce National Wear red Day, organisée chaque année le premier vendredi de février. Et pour sensibiliser davantage les femmes (mais aussi les hommes), l’actrice Elizabeth Banks a tourné un film de trois minutes pour leurs rappeler que la santé passe avant tout. Faites tourner !