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L’arme fatale

Kentucky, mardi, un garçon de 5 ans qui jouait avec une arme qu’on lui avait offerte l’année dernière, a accidentellement tué sa sœur de 2 ans. Les parents pensaient, à tord, avoir retirer toutes les balles. Ce nouveau drame vient alimenter le débat sur le contrôle des armes à feu aux États-Unis.

La réglementation

2nd ammendment

"Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé."

Avoir une arme à feu est un droit garanti par le deuxième amendement de la Constitution. Et la Cours Suprême a confirmé ce droit le 28 juin 2010.

La législation relative à la détention et au port d’armes à feu diffère d’un État à un autre. Depuis 1980, 44 États ont promulgué des lois permettant aux détenteurs d’armes à feu de porter des armes en dehors de chez eux pour leur protection personnelle. Cinq autres États avaient des lois similaires avant 1980.

Depuis 2005, 34 États on suivi la Floride en adoptant le Stand Your Ground Act ("loi pour la défense de son territoire" – cf. C’était de la légitime défense), une extension de la doctrine selon laquelle les citoyens utilisant une force létale face à un assaillant ne seront pas poursuivis, même s’ils avaient la possibilité de s’enfuir en toute sécurité. Ce droit s’applique hors du domicile, à tout endroit où le citoyen a le droit d’être.

Dans la plupart des États américains, pour acquérir une arme auprès d’un distributeur accrédité, il est nécessaire d’avoir un permis de port d’armes. Ce permis s’obtient après un entraînement à la sécurité des armes. Toutefois, 40 % des armes achetées aux USA sont achetées à des particuliers lors de foires (cf. National Gun Day) ou par annonces.

Les armes en chiffres

gunPresque 300 millions d’armes à feu sont ainsi détenues par des particuliers aux USA (106 millions de pistolets, 105 millions de fusils et 83 millions de fusils de chasse), selon la dernière étude sociologique nationale (GSS) de 2010. Avec 315 millions d’habitants, les USA sont le premier pays au monde pour la détention d’armes à feu par les civils. Chaque détenteur en possède en moyenne deux à trois.

Les études successives réalisées annuellement par le NORC depuis 1973, révèle toutefois que le taux de détention d’armes à feu par foyer est en baisse. Ce pourcentage est passé de 49,1 % en 1973 à 32,3 % des ménages américains en 2010.

Les explications de ce déclin sont multiples : le vieillissement de la population en détenant – principalement les hommes blancs – et le peu d’intérêt des jeunes générations pour les armes à feu ; la fin de la conscription militaire ; la baisse de la population pratiquant la chasse ; les limites faites aux activités de chasse et de tir en relation avec les questions environnementales et de planification ; et la hausse du nombre de ménages composés de mères seules, les femmes détenant rarement une arme.

Cependant, selon Gallup, le nombre de femmes qui possèdent une arme est passé de 13% en 2005 à 23% en 2011 (46% des hommes). Le nombre de celles qui pratiquent le tir sur cible a augmenté de 51,5% de 2001 à 2011, et de 41,8% pour les chasseuses.

Les victimes

USA - les fusillades les plus meurtrièresEn dépit de la baisse du taux de détention d’armes à feu par ménage, un nombre constant de victimes a été enregistré. Entre 2000 et 2008, 272 590 personnes sont mortes à la suite de blessures par armes à feu aux USA. Soit une moyenne annuelle de 30 288 morts.

Selon le Brady Center (anti-armes), 9 mineurs meurent ainsi chaque jour dans le pays. Un chiffre contesté par La National Rifle Association (NRA, pro-armes) qui souligne qu’un enfant américain a un risque sur un million de mourir d’un coup de feu accidentel.

Plus inquiétant, selon le Violence Policy Center (VPC), entre 2000 et 2008, un total de 617 488 personnes ont été victimes de blessures par arme à feu, soit environ 68 610 personnes par an. Un nombre en constante augmentation au cours des dernières années.

Le débat

Avec des active shooter events (fusillades – cf. Paranoiac Activity) de plus en plus fréquentes (Aurora, Virginia Tech, Columbine…), et plus spécialement la tuerie de Newton le 14 décembre 2012 (20 enfants et 6 membres de l’encadrement), le débat sur le contrôle des armes à feu aux USA reprend le devant de la scène. Le président Obama a signé à la mi-janvier 23 décrets et proposé au Congrès des mesures législatives pour lutter contre la violence par armes à feu aux États-Unis. Il a spécialement chargé son vice-président de ce dossier ultrasensible politiquement.

 
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Publié par le 2 mai 2013 dans Actu / News, US culture

 

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Par ici la monnaie !

coinsCes petites choses encombrent nos porte-monnaies, nos poches, ou nos repose-trucs dans l’entrée. En France, j’avais trouvé une astuce pour me débarrasser de mes centimes : les Pièces jaunes. Ces petites boîtes disposées aux comptoirs des commerçants ont le dont de faire plaisir à tout le monde. Mais qu’en est-il aux États-Unis ?

Tour d’abord, vous ne trouvez que très rarement au coin de votre rue une boulangerie, une charcuterie ou une pharmacie. Et puis, les penny wars (guerres des pièces de 1 cent – technique pour lever des fonds caritatifs) ne sont pas organisées tous les jours. Quant à donner le tip (pourboire) grâce à votre petite monnaie, ce n’est pas toujours évident ni bien pris.

Le seul moyen efficace semble alors d’échanger sa ferraille contre du "vrai" argent.
Pour cela, deux dispositifs sont mis à votre disposition :coinstar

  • vous pouvez d’abord vous rendre à votre banque et lui demander de vous donner des rolls (rouleaux en plastique). Une fois remplis, vous n’avez plus qu’à les ramener.
  • ou alors, dans chaque supermarché, vous trouvez des machines dans lesquelles il vous suffit de verser vos pièces pour obtenir de beaux billets verts. Certaines machines vous permettent également d’accumuler votre cagnotte en ligne. Le seul hic, c’est que ce n’est pas gratuit : des frais de service vous sont prélevés.

Quelle est votre astuce ?

 
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Publié par le 11 avril 2013 dans Divers, US culture

 

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Glad to Be Unhappy: The French Case

us-lgflagDespite the generally excellent material conditions of life in France, the French are gloomy. If you want to learn more about the "French paradox", I invite you to read this article from The New Yorker that reports the work of Claudia Senik, professor of economy.

Also find the entire study here: "The French Unhappiness Puzzle: the Cultural Dimension of Happiness".

Enjoy the reading!

 

fr-lgflagMalgré des conditions de vie plus qu’agréables, les Français ne sont pas heureux. Pour en savoir plus sur ce "paradoxe français", je vous invite à lire cette interview de Claudia Senik, professeur d’économie à l’origine de l’étude, pour rue 89.

Retrouvez également l’étude complète et en anglais ici : The French Unhappiness Puzzle: the Cultural Dimension of Happiness.

Bonne lecture !

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Publié par le 3 avril 2013 dans Divers, In English

 

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Grossesse et accouchement aux USA

Quand on découvre que l’on attend un enfant pour la première fois, la joie et l’euphorie laissent vite la place aux interrogations et craintes. Ceci est d’autant plus vrai lorsque la grossesse et l’accouchement se font dans un pays étranger. D’ailleurs, il s’agit de l’un des sujets les plus posés sur les forums en ligne.

Voici donc ma contribution à la question : pregnancy and delivery in USA… ou du moins dans le Kentucky (les principes de bases sont déjà là).

Assurance santé

Autant commencer par le sujet qui fâche. Les frais médicaux étant exorbitants aux USA (environ 25-30 000 $ pour un suivi de grossesse et l’accouchement), il est primordial de se renseigner sur sa couverture. Que vous soyez à la CFE (Caisse des Français à l’étranger), dans une mutuelle pour expatriés (April International, Assur-Travel, ASFE…) ou dans un programme de benefits américain, posez-leur ces questions :

  • prennent-ils tout en charge (visites, prises de sang, échographies…) ?
  • devez-vous payer une sorte de franchise / un co-payment ?
  • le bébé sera-t-il couvert à sa naissance ?

Médecin et maternité

Le test de grossesse que vous avez acheté en magasin (Walmart, Kroger, Rite Aid, Walgreens…) est positif. Félicitations ! Il ne vous reste plus qu’à prendre rendez-vous avec un Ob-Gyn (prononcez obigi, soit gynécologue-obstétricien). Ce gentil docteur vous suivra durant les 9 mois à venir.

uk chandler hospitalNul besoin de vous inscrire dans une maternité, votre Ob-Gyn est rattaché à un hôpital spécifique. Ce sera donc lui (ou un confrère du même cabinet) qui sera présent le jour J dans cet hôpital. D’ailleurs, vous pouvez demander à visiter la maternité afin de vous familiariser avec les lieux et les procédures appliquées. De même, des cours sont souvent proposés : préparation à la naissance, prendre soin d’un nouveau-né…

Vous pouvez aussi choisir d’avoir en plus une midwife (sage-femme) ou une doula (accompagnatrice pour l’accouchement sans formation médicale), le tout moyennant finances évidemment. L’accouchement "comme à la maison" est également possible si vous décidez de vous rendre dans un birthing center. Ces centres sont certes plus douillets, mais vous ne pouvez avoir de péridurale et vous devez partir 18h après la naissance.

Suivi de grossesse

Ce qui suit est un calendrier récapitulatif de ce qui vous attend. Il est exprimé en weeks, c’est-à-dire semaines d’aménorrhée ou SA. Aux USA, on considère que l’accouchement doit se faire à SA 40. Si à SA 40 le bébé n’est toujours pas là, votre Ob-Gyn optera pour un déclenchement (induce).

  • SA ? : test de grossesse positif. Prenez RDV avec votre Ob-Gyn.
  • SA 7 : 1er RDV avec au programme ultrasound (échographie), prise de sang, entretien prolongé avec une infirmière, prise de la tension et pesée. Cette visite permet de vérifier qu’il y a bien grossesse, de constituer les premiers éléments du dossier médical et de calculer la due date (date d’accouchement). Pour info : cette première visite a coûté 1200$ à mon assurance.
  • SA 9 : 1er RDV avec Ob-Gyn (et bien oui, vous ne l’aviez pas encore rencontré). Comme pour toutes les autres visites, vous devrez : monter sur la balance, faire pipi dans un petit pot, et vous faire prendre votre tension. Heureusement, vous entendrez aussi les battements de cœur du bébé.
  • SA 12 : échographie et prise de sang pour vérifier tout risque de trisomie ou d’autre maladie.
  • SA 13 : 2e RDV avec Ob-Gyn pour parler des résultats sanguins qui ne sont qu’une indication (pas fiables à 100%). Cependant, s’ils sont bons, vous pouvez choisir de ne pas avoir d’amniocentèse. Cet examen permet de rechercher certaines infections fœtales, maladies héréditaires, mais essentiellement d’éventuelles anomalies chromosomiques liées aux chromosomes X et Y, dont la plus courante est la trisomie 21. Mais il y a un risque de fausse-couche.
  • SA 17 : 3e RDV avec Ob-Gyn.
  • ultrasoundSA 20 : échographie dite d’anatomy. Le praticien va passer en revue le corps du bébé pour vérifier qu’il est bien formé. C’est également à ce moment que vous pouvez connaître le sexe du bébé. Prévenez l’échographe si vous préférer garder la surprise.
  • SA 21 : 4e RDV avec Ob-Gyn. C’est la première fois que le médecin mesure la taille de l’utérus en mettant un mètre sur le ventre. La norme veut que la taille de l’utérus en centimètres (le système métrique est bien utilisé) corresponde au nombre de SA. À ce stade vous devez donc avoir un utérus long de 21 cm.
  • SA 25 : 5e RDV avec Ob-Gyn et test pour vérifier que vous ne développez pas de diabète. Une heure avant la visite il vous faudra boire une bouteille de glucose (remise lors de la précédente visite), puis avoir une prise de sang.
  • SA 31 : 6e RDV avec Ob-Gyn. À partir de là, vous devez voir votre médecin toutes les 2 semaines.
  • SA 33 : 7e RDV avec Ob-Gyn. C’est le moment idéal pour prendre les cours proposés par la maternité et pour rechercher un pédiatre car on vous demandera son nom et ses coordonnées le jour de l’accouchement. Ainsi l’hôpital lui enverra le dossier médical de bébé.
  • SA 35 : 8e RDV avec Ob-Gyn. Maintenant, il faut revoir son médecin toutes les semaines. Avez-vous pensez à la baby shower ? Ça n’a rien à voir avec le suivi médical mais c’est une excellente tradition locale. Cette fête est organisée en l’honneur de la mère et du bébé à naître. Généralement réservée aux filles, la party peut accueillir tout le monde. On y mange des trucs sympas, fait des jeux, et surtout on reçoit pleins de cadeaux (vêtements pour bébé, paquet de couches, biberons, jouets…).
  • SA 36 : 9e RDV avec Ob-Gyn. Le médecin doit examiner la dilatation du col de l’utérus et effectuer un prélèvement vaginal pour détecter un streptocoque du groupe B. Cette infection inoffensive chez l’adulte (elle touche 40% des personnes) est très dangereuse voire fatale pour le bébé. Si la mère est infectée, le jour de l’accouchement, elle recevra des injections de pénicilline.
  • SA 37 : 10e RDV avec Ob-Gyn.
  • SA 38 : 11e RDV avec Ob-Gyn.
  • SA 39 : 12e RDV avec Ob-Gyn.
  • SA 40 : accouchement ?

Le jour J

Le grand jour est enfin arrivé et vous découvrez votre tout petit. Mais avant de pouvoir le tenir dans vos bras, bébé va être examiné rapidement : il aura une prise de sang (effectuée au talon), et recevra une injection de vitamine K et un vaccin contre l’hépatite B (peut être fait deux jours plus tard si vous le souhaitez). De plus, si vous optez pour une circoncision (80% des Américains sont circoncis, c’est culturel), elle sera faite au plus vite.

Kangaroo-Care-logoCertains hôpitaux proposent le Kangaroo Care : les infirmières nettoient rapidement bébé, lui mettent une couche et le pose sur le torse de la maman ou du papa. Le skin to skin permet de le réchauffer, de le rassurer (battements de cœur) et même de favoriser l’allaitement.

D’autres hôpitaux (voire les mêmes) ont pour politique de laisser le bébé avec sa mère 23h/jour. Ceci peut sembler génial sur le papier, mais en réalité vous êtes épuisée et ne pouvez vous reposer car sollicitée sans arrêts par bébé, l’infirmière qui vient checker, le médecin qui vient prendre des nouvelles, la famille et les amis, la conseillère en lactation, le photographe de la maternité…

Et après ?

Aux USA, on ne reste pas longtemps à l’hôpital : en moyenne 48 heures pour un accouchement naturel et 72 heures pour une c-section (césarienne). Et même pour les congés maternité, les USA ne sont pas très généreux (cf. Maternity Leave).

  • 2 jours après l’accouchement : il faut amener bébé chez le pédiatre. Il va vérifier qu’il va bien, le peser, le mesurer et lui faire son vaccin contre l’hépatite B si cela n’a pas été fait à la naissance.
  • 2 semaines après l’accouchement : nouveau RDV avec le pédiatre, et RDV avec l’Ob-Gyn.
  • 6 semaines après l’accouchement : dernier RDV avec l’Ob-Gyn.
  • Bébé a 6 semaines : il est assez grand pour aller au child care (crèche).
  • Bébé a 2 mois : RDV chez le pédiatre et vaccins. Pour info : cette visite a coûté 998 $ à mon assurance.
  • Bébé a 4 mois : RDV chez le pédiatre et vaccins.
  • Bébé a 6 mois : RDV chez le pédiatre et vaccins.

J’espère que vous êtes plus rassurés… Mon dernier conseil serait de vous inscrire au site babycenter.com. Vous recevrez ainsi une newsletter hebdomadaire pendant et après votre grossesse : un moyen efficace de suivre l’évolution de bébé et de se familiariser avec le vocabulaire.

Il ne vous reste plus qu’à enjoy !

 
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Publié par le 29 mars 2013 dans Famille, Formalités, US culture

 

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21, l’âge de raison

La semaine dernière, l’une de mes résidentes célébrait son anniversaire. Alors qu’en France, on met le paquet pour les 18 ans, aux États-Unis ont se défoule pour les 21. Car enfin, vous voila majeur et en droit de boire de l’alcool.

21st-birthdayPour ce grand jour, vous pouvez sortir (restaurant, bowling, match, Las Vegas…) ou organiser une fête à la maison. Le choix dépend surtout du nombre d’invités et de leur âge (seuls les plus de 21 ans sont admis dans les bars ou les strip clubs). Par ailleurs, de nombreuses traditions existent comme habiller l’anniverséré(e) de façon distinctive (diadème, écharpe, t-shirt personnalisé…), lui donner 21 gages, et lui faire boire beaucoup beaucoup d’alcool. Un rituel qui n’est pas sans danger.

Entre 2004 et 2008, l’Université de Austin-Texas a réalisé une étude sur la consommation d’alcool des étudiants pour leur 21e anniversaire. Les chercheur parlent d’une "boulimie" et de "binge drinking" (traduisible par "alcoolisation massive en groupe"). 78% des interviewés ont reconnus avoir connu des effets négatifs : hangover (gueule de bois) pour 54% d’entre eux, blackout (trou noir) pour 44%, 39% ne savent pas comment ils sont rentrés chez eux, 22% ont découvert qu’ils avaient eu des rapports sexuels, et 22% se sont battus.

Face à ces résultats, plus de 120 présidents d’universités ont signé un appel à “un débat” sur cette limite d’âge. Pour James Jones, président de Trinity College à Hartford (Connecticut),  “Nous avons aux États-Unis une espèce de peste sur le campus. Une culture de la cuite s’est installée, parce que les jeunes sont forcés de boire en cachette, ou de se procurer de fausses cartes d’identité”. Et ce ne sont pas les étudiants qui diront le contraire : pour eux la loi ne sert à rien et surtout elle crée des comportements irresponsables et dangereux.

Mais l’association MADD (Mothers Against Drunk Driving, Mères contre l’alcool au volant) est loin d’être du même avis. Pour elle, la limite d’âge diminue les dommages de l’alcool et sauve des milliers de vies chaque année.

Le débat ne fait que commencer…

Rappel législatif France/USA :

  • alcoolEn France, il n’y a pas d’âge minimum requis pour consommer de l’alcool. Quant à son achat, il faut avoir au moins 16 ans pour de le bière, du vin et du champagne, et 18 ans pour les autres boissons alcoolisées.
    Il n’est pas commun d’exiger une pièce d’identité, à moins que la personne ne soit manifestement pas assez âgée. C’est pourtant un délit de vendre de l’alcool à un mineur, sauf si il est accompagné d’un parent ou si l’alcool présente un volume inférieur à 7 %.
  • Aux USA, la consommation et l’achat d’alcool ne sont autorisés qu’aux personnes âgées de 21 ans ou plus. Il faut donc présenter sa carte d’identité pour entre dans un bar, commander une bière au restaurant ou acheter de l’alcool dans un liquor barn (à l’exception de la bière qui se trouve dans les supermarchés, tous les autres alcool ne sont vendus que dans des magasins dédiés). Attention tout de même, il est interdit d’acheter des bouteilles dans un liquor barn si vous êtes accompagné d’un mineur. Vous devrez alors revenir après un délais de 24 heures.
    Notons que quelques rares États permettent de consommer de l’alcool en présence d’un parent dans un endroit privé (une petite coupe pour la fête des mères !).
 
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Publié par le 7 mars 2013 dans US culture

 

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Paranoiac Activity 3

Une fois de plus, dans le cadre du travail, nous avons abordé une question primordiale : les bed bugs. Il s’agit en fait des punaises de lit. Apparemment très répendues en Europe (je n’en avais jamais entendu parler avant), ces insectes envahissent le Kentucky.

bed bugsQuel danger me demanderez-vous ? Aucun. Bien qu’elles se nourrissent de sang humain, les bed bugs ne véhiculent aucune maladie et n’affectent pas la santé d’une personne. Au pire, elles grattent. Mais alors pourquoi cette peur de la petite bête ?

Dans l’imaginaire populaire, si on a des bed bugs chez soit (elles se cachent principalement derrière le lit ou le canapé) c’est que l’on a aucune hygiène. Bref, c’est pire que d’avoir des poux et c’est suffisant pour gâcher votre vie sociale et votre réputation.

Quelle prévention ? Si vous n’avez pas peur ni du ridicule ni de la perte de temps, vous pouvez suivre les consignes suivantes :

  • éviter de s’assoir sur les chaises/fauteuils publics (transports en commun, salles d’attente, restaurants…) ;
  • inspecter sa chambre d’hôtel et les draps avant de se coucher, et faire de même chez les personnes chez qui vous allez dormir ;
  • en rentrant chez vous après avoir découché ou effectuer un long voyage en train/avion, déshabillez-vous dans votre garage et mettez vos affaires au sèche-linge (vous pouvez les laver avant).

Si malgré toutes ces précautions vous trouvez des bed bugs sur vos meubles (recherchez-les à la loupe), faites appel à un professionnel. Il rendra votre habitation hermétique et fera monter la température à plus de 30°. C’est aussi simple : nos petites ennemies ne supportent pas la chaleur.

Alors, ça vous gratte ?

 
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Publié par le 28 février 2013 dans US culture

 

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